Bali

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Bali :

Le guide complet avant de s'envoler  Uluwatu, Ubud, Kediri et tout ce qu'on ne vous dit jamais ...

Il y a des voyages qu'on prépare, et des voyages qui vous appellent.

Bali fait partie de la deuxième catégorie. Cette île indonésienne, à peine plus grande que la Corse, concentre tout ce que l'Asie a de plus envoûtant : des falaises de calcaire qui plongent dans l'océan Indien, des rizières en terrasses sculptées depuis mille ans, des temples suspendus entre ciel et mer, et cette douceur de vivre balinaise qui vous colle à la peau bien après le retour.

Mais Bali, ça se prépare. Visa, santé, médicaments, pièges à éviter...

Voici tout ce qu'il faut savoir, sans filtre, avant de boucler votre valise.

Les trois joyaux : Uluwatu, Ubud et Kediri Uluwatu, la falaise qui fait battre le cœur

Tout au sud de l'île, sur la péninsule de Bukit, Uluwatu est un choc visuel.

Imaginez des falaises de calcaire blanc hautes de 70 à 90 mètres, battues par les vagues turquoise de l'océan Indien, et perché tout au bord, le temple de Pura Luhur Uluwatu, l'un des six temples les plus sacrés de Bali, construit au XIe siècle.

Le rituel à ne pas manquer : arriver en fin d'après-midi, marcher le long du sentier de la falaise, puis s'installer pour la danse Kecak au coucher du soleil. Une centaine d'hommes en sarong à damier, assis en cercle, qui scandent « cak-cak-cak » pendant que le soleil s'écrase dans l'océan derrière eux. Frissons garantis.

Uluwatu, c'est aussi le paradis des surfeurs (les vagues d'Uluwatu et de Padang Padang sont mythiques), des plages secrètes accessibles par des escaliers taillés dans la roche (Suluban, Bingin, Nyang Nyang), et des beach clubs suspendus au-dessus du vide. 

Attention aux singes du temple : ils sont adorables à regarder, mais ce sont des voleurs professionnels. Lunettes de soleil, téléphone, boucles d'oreilles... tout ce qui dépasse peut disparaître en deux secondes. On garde tout dans le sac, fermé.

Ubud, l'âme verte de Bali

Si Uluwatu est le corps de Bali, Ubud en est l'âme. Nichée au cœur de l'île, entourée de jungle et de rizières, cette ville est le centre culturel et spirituel de Bali. C'est ici qu'on trouve :

  • Les rizières en terrasses de Tegallalang, à 20 minutes du centre : un amphithéâtre végétal d'un vert irréel, classé à l'UNESCO. C'est ici que se trouvent les fameuses balançoires géantes au-dessus du vide : harnaché, on s'élance au-dessus des rizières et de la jungle, robe au vent, la photo la plus iconique de Bali. Comptez entre 150 000 et 300 000 IDR (entre 7 et 15 euros) selon la hauteur de la balançoire.
  • La Monkey Forest, sanctuaire sacré où vivent plus de 1 000 macaques en liberté au milieu de temples moussus du XIVe siècle.
  • La Campuhan Ridge Walk, une crête verdoyante parfaite au lever du soleil.
  • Les temples et sources sacrées : Tirta Empul et son rituel de purification dans les bassins, Goa Gajah la « grotte de l'éléphant ».
  • Une scène bien-être et gastronomie exceptionnelle : yoga, spas, warungs de charme, cafés healthy... Ubud est la capitale mondiale du slow living.

Conseil d'initiée : levez-vous tôt. À 7h du matin, Tegallalang est à vous. À 10h, c'est la foule.

Kediri et la région de Tabanan : Tanah Lot et les rizières infinies

Petite précision qui a son importance : Kediri n'est pas une « ville touristique » en soi, c'est un district de la région de Tabanan, à l'ouest de l'île. Mais c'est la porte d'entrée de deux merveilles absolues :

  • Tanah Lot, probablement le temple le plus photographié d'Indonésie. Posé sur un rocher au milieu de la mer, il n'est accessible à pied qu'à marée basse. Au coucher du soleil, quand le ciel s'embrase derrière la silhouette du temple, on comprend pourquoi les Balinais le considèrent comme l'un des gardiens spirituels de l'île.
  • Les rizières de Jatiluwih, un peu plus au nord : 600 hectares de terrasses classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Moins fréquentées que Tegallalang, plus vastes, plus sauvages. C'est ici qu'on prend la vraie mesure du génie agricole balinais, avec le mont Batukaru en toile de fond.

L'itinéraire parfait ? Trois nuits à Ubud pour la jungle et les rizières, deux nuits vers Tabanan pour Tanah Lot et Jatiluwih, et trois nuits à Uluwatu pour finir en beauté face à l'océan.

Les formalités : visa, taxe et papiers (mise à jour 2026)

C'est LA partie à ne pas rater, car oui, les Français ont besoin d'un visa pour Bali, même pour une semaine.

1. Le passeport. Valable au moins 6 mois après la date d'entrée en Indonésie, avec au minimum 2 pages vierges. Un passeport abîmé (couverture décollée, page déchirée) peut être un motif de refus d'embarquement. Vérifiez-le maintenant.

2. Le visa : e-VOA recommandé. Deux options :

  • Le VOA (Visa on Arrival) : délivré à l'aéroport de Denpasar, environ 35 USD / 500 000 IDR, payable en carte ou en espèces. Inconvénient : la file d'attente peut durer 45 à 90 minutes en haute saison.
  • Le e-VOA (recommandé) : la même chose, mais demandée en ligne avant le départ sur le site officiel evisa.imigrasi.go.id (et uniquement celui-là — méfiez-vous des sites intermédiaires qui surfacturent). Environ 30 €, réception par e-mail sous 24 à 72 h, et à l'arrivée vous filez directement aux e-gates. Faites la demande entre 48 h et 14 jours avant le départ.

Le visa est valable 30 jours, prolongeable une fois de 30 jours sur place (60 jours max). Attention au dépassement : l'amende est d'environ 1 000 000 IDR par jour de retard ( 49 euros), et on ne vous laisse pas embarquer sans l'avoir payée.

3. La taxe « Love Bali ». Depuis février 2024, tout visiteur de Bali doit payer une taxe touristique de 150 000 IDR (environ 9 €), en plus du visa. Payez-la en ligne avant le départ sur lovebali.baliprov.go.id et gardez le QR code.

4. La carte d'arrivée « All Indonesia ». Obligatoire depuis le 1er octobre 2025 pour toute entrée par un aéroport international : un formulaire en ligne (identité, vol, hébergement, déclarations santé et douane) qui génère un QR code à présenter à l'arrivée.

5. Le billet de sortie. L'Indonésie exige une preuve que vous repartirez : billet retour ou billet vers une autre destination.

Budget total des formalités : environ 40 € par personne. Chaque voyageur, enfants compris, doit avoir son propre visa et payer la taxe.

Le vol : Paris–Bali, combien de temps ?

Il n'existe aucun vol direct entre Paris et Denpasar (l'aéroport de Bali, code DPS). Comptez :

  • 16 à 20 heures de voyage au total, avec une escale (Doha avec Qatar Airways, Dubaï avec Emirates, Singapour avec Singapore Airlines, Istanbul avec Turkish Airlines...).
  • Environ 12 000 km à vol d'oiseau.
  • Décalage horaire : +6 h en été, +7 h en hiver. Quand il est midi à Paris en juillet, il est 18 h à Bali.

Astuce anti-jetlag : choisissez un vol qui arrive en fin de journée, hydratez-vous à fond pendant le vol, et forcez-vous à tenir jusqu'à 21 h heure locale le premier soir. Dès le deuxième jour, vous êtes calée.

Santé : vaccins, paludisme, dengue — le vrai du faux

Aucun vaccin n'est obligatoire pour entrer en Indonésie depuis la France (seule exception : le vaccin fièvre jaune si vous arrivez d'un pays d'endémie, Afrique ou Amérique du Sud).

Mais plusieurs sont fortement recommandés — consultez votre médecin ou un centre de vaccinations internationales idéalement 6 à 8 semaines avant le départ :

  • DTP et ROR à jour (la base, toujours).
  • Hépatite A : recommandée pour quasi tous les voyageurs (risque alimentaire).
  • Fièvre typhoïde : selon la durée et le type de séjour.
  • Rage : à discuter sérieusement. La rage est un vrai problème de santé publique à Bali, et les singes griffent ou mordent régulièrement les touristes. Le hic : les immunoglobulines antirabiques sont chères et pas toujours disponibles sur l'île. La vaccination préventive avant le départ est un vrai plus, surtout avec des enfants.

Le paludisme :  Normalement c'est bon pas besoin rien a signaler.

La dengue : le vrai sujet. C'est la première menace sanitaire de l'île, transmise par un moustique qui pique le jour, présente toute l'année avec des pics pendant la saison des pluies (novembre à mars). Pas de traitement curatif, donc la prévention est reine : répulsif à base de DEET matin et soir, vêtements couvrants aux heures critiques, et en cas de fièvre brutale sur place, on consulte immédiatement — et surtout pas d'anti-inflammatoires (ibuprofène, aspirine) tant que la dengue n'est pas écartée.

Le fameux « Bali Belly ». La tourista locale touche 30 à 50 % des voyageurs les deux premières semaines. Les règles d'or : eau en bouteille scellée uniquement (même pour se brosser les dents), méfiance avec les glaçons artisanaux (les glaçons industriels percés au centre sont sûrs), fruits pelés par vous-même. Dans la trousse : antidiarrhéiques, sachets de réhydratation, probiotiques (à commencer une semaine avant le départ, ça aide vraiment).

Médicaments : la partie que tout le monde zappe (et qui peut coûter très cher)

Vous avez mille fois raison de poser la question : l'Indonésie a l'une des législations anti-drogue les plus strictes au monde, et elle s'applique aussi à des médicaments parfaitement banals en France.

Médicaments interdits ou très restreints :

  • Tout ce qui contient de la codéine (Codoliprane, Dafalgan codéiné, certains sirops contre la toux) et les opiacés (tramadol, morphine, oxycodone).
  • Les traitements du TDAH à base d'amphétamines ou de méthylphénidate (type Ritaline).
  • Certains somnifères et anxiolytiques (benzodiazépines type Xanax, Lexomil, diazépam) : très encadrés.
  • Certains médicaments contre le rhume contenant de la pseudoéphédrine (Actifed, Humex jour...).
  • Le CBD et tout dérivé du cannabis : totalement illégaux, même avec une ordonnance française. Zéro exception.

Si vous suivez un traitement, la marche à suivre :

  1. Emballage d'origine avec l'étiquette, jamais de pilulier anonyme.
  2. Ordonnance + lettre du médecin en anglais, signée et tamponnée, précisant la pathologie, le nom générique du médicament, la posologie et la durée du traitement.
  3. Pas plus de 30 jours de traitement sur soi.
  4. Le tout en bagage cabine, et déclaré à la douane. 

 

Pour les douleurs classiques, remplacez la codéine par du paracétamol ou de l'ibuprofène : aucun problème, et on en trouve partout sur place.

Et cela va sans dire, mais disons-le : les drogues récréatives, y compris le cannabis, sont passibles de très lourdes peines de prison, voire de la peine capitale pour trafic. La police infiltrée est active dans les zones de fête (Kuta, Seminyak, Canggu). Si quelqu'un vous propose quoi que ce soit : on tourne les talons, point.

Sécurité et bon sens balinais : à éviter / à ne pas rater

Ce qu'il faut éviter :

  • Le scooter sans expérience. Première cause d'accidents graves de touristes à Bali. Circulation à gauche, routes chaotiques, casque obligatoire, permis international indispensable (sinon l'assurance ne couvre rien). Alternative maligne : les applis Grab et Gojek (le Uber local), ou un chauffeur privé à la journée (35–50 €).
  • L'eau du robinet, partout, même dans les hôtels 5 étoiles.
  • Les plages sud pour la baignade sans vérifier : les courants d'Uluwatu et des plages de surf sont puissants. On se baigne dans les zones surveillées.
  • L'alcool artisanal (arak) douteux dans les petits établissements : des cas d'intoxication au méthanol existent. On boit du Bintang ou des cocktails dans des lieux sérieux.
  • Nourrir ou toucher les singes. Jamais.
  • Kuta si vous cherchez le calme : bruyant, bétonné, très fêtard. Ce n'est pas le Bali des cartes postales.
  • Manquer de respect dans les temples : épaules et genoux couverts (sarong prêté à l'entrée), on ne pointe pas les pieds vers les autels, et on ne marche jamais sur les petites offrandes (canang sari) posées au sol.
  • Nouvel An balinais, (en mars) : toute l'île s'arrête 24 h. Interdiction de sortir, aéroport fermé, lumières éteintes. Magique à vivre... si on le sait à l'avance.

Ce qu'il ne faut surtout PAS rater :

  • Le coucher de soleil et la danse Kecak à Uluwatu.
  • Le lever du jour sur les rizières de Tegallalang ou de Jatiluwih.
  • Tanah Lot à marée basse, en fin de journée.
  • Un rituel de purification à Tirta Empul.
  • Un cours de cuisine balinaise à Ubud (le nasi goreng n'aura plus de secret).
  • Un massage balinais traditionnel (à partir de 10 € l'heure — oui, vraiment).
  • Les cascades du centre de l'île : Tegenungan, Tibumana, Kanto Lampo.

En cas de pépin : les hôpitaux fiables

On n'y pense jamais, et pourtant c'est la première chose à noter dans son téléphone.

  • BIMC Hospital : LA référence pour les étrangers depuis 1998. Deux campus — BIMC Kuta (urgences 24h/24) et BIMC Siloam Nusa Dua (plateau technique plus complet, premier hôpital d'Indonésie accrédité aux standards australiens). Personnel anglophone, facturation directe avec les grands assureurs internationaux. Depuis Uluwatu, Nusa Dua est à 20–30 minutes.
  • Siloam Hospitals Bali (Jl. Sunset Road 818, Kuta) : le plus grand réseau hospitalier privé d'Indonésie.
  • À Ubud : BIMC Ubud et l'Ubud Clinic pour les urgences 24h/24 de proximité.
  • Kasih Ibu (Denpasar et Tabanan) : bon rapport qualité-prix, pratique côté Tanah Lot.

Bon à savoir : il n'existe pas d'équivalent du SAMU. En cas d'urgence, on appelle directement l'hôpital privé le plus proche, qui a sa propre ambulance, bien plus fiable que le service public.

Et l'indispensable absolu : l'assurance voyage.

Une consultation coûte 30–40 €, mais une hospitalisation ou un rapatriement sanitaire peut se chiffrer en dizaines de milliers d'euros. Une assurance couvrant frais médicaux, hospitalisation et rapatriement (50 à 150 € pour le séjour) n'est pas une option, c'est une évidence. Vérifiez que le scooter est couvert si vous comptez en conduire.

La checklist finale avant de partir

  •  Passeport valable 6 mois après l'arrivée, 2 pages vierges, en bon état
  •  e-VOA demandé sur evisa.imigrasi.go.id (~30 €)
  •  Taxe Love Bali payée en ligne (~9 €), QR code sauvegardé
  •  Formulaire All Indonesia rempli avant le départ
  •  Billet de sortie du territoire
  •  Assurance voyage avec rapatriement
  •  Rendez-vous vaccins 6–8 semaines avant (hépatite A ± typhoïde, rage à discuter)
  •  Ordonnances + lettre du médecin en anglais pour tout traitement
  •  Zéro codéine, zéro CBD, zéro somnifère non documenté dans la valise
  •  Répulsif anti-moustiques DEET + trousse Bali Belly
  •  Permis international si scooter
  •  Adaptateur prise (type C/F, comme en France, bonne nouvelle, souvent inutile !)
  •  Scans de tous les documents dans le cloud

Maintenant, c'est à votre tour d'écrire votre propre histoire à Bali ! 

Si vous avez la moindre question, n'hésitez surtout pas à me la poser en commentaire.

Et lorsque vous serez sur place… pensez à moi !  Envoyez-moi une petite photo de votre voyage ou de votre endroit préféré.

À noter : Les informations de ce guide (visa, formalités, tarifs, réglementations, etc.) sont exactes au moment de sa publication. Elles sont susceptibles d'évoluer. Je vous recommande donc de vérifier les informations officielles les plus récentes avant votre départ afin de voyager en toute sérénité.


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