La route des fromages
Le fromage, chez nous, c’est sacré ! Mais entre les pâtes pressées, les laits crus, et les saisons, on s’y perd parfois un peu.
Je ne suis pas une experte, mais j'adore dénicher de bons produits et comprendre ce qu'on mange.
J'ai eu envie de créer cet espace pour partager avec vous mes découvertes, tout simplement pour s'y retrouver plus facilement devant l'étal du fromager.
Pour chaque fromage, j'ai noté les petites infos qui me semblent utiles au quotidien :
- D’où il vient : Sa région et son histoire en quelques mots.
- Le lait : Vache, chèvre ou brebis ?
- La saison : Pour le manger au moment où il a le plus de goût.
- Pour nos enfants : À quel âge le proposer à Bébé et les petites précautions à prendre (comme privilégier le lait pasteurisé au début).
- Mes idées "minutes" : Avec quoi je l'associe pour un plaisir simple (un fruit, une épice, une herbe).
C'est une rubrique vivante, faite de partages et de gourmandise.
N’hésitez pas à me donner vos propres astuces en retour !
Côté origine :
Le camembert vient de France, plus précisément de Normandie, dans le village de Camembert, dans l’Orne.
Côté histoire :
Ca remonterait à la fin du XVIIIᵉ siècle : la légende raconte qu’en 1791, Marie Harel, une fermière normande, aurait perfectionné sa recette grâce aux conseils d’un prêtre originaire de Brie qu’elle cachait pendant la Révolution française. Plus tard, la fameuse boîte en bois a permis au camembert de mieux voyager et de devenir l’un des fromages français les plus connus.
Côté fabrication:
Le Camembert de Normandie AOP est fabriqué avec du lait cru de vache, c’est un fromage à pâte molle et à croûte fleurie. Il est traditionnellement moulé à la louche et affiné au minimum 21 jours.
Côté saison :
On trouve du camembert toute l’année, mais il est souvent meilleur quand les vaches pâturent davantage, notamment au printemps et en été, car le lait peut être plus parfumé grâce à l’herbe fraîche.
Côté enfants :
Prudence : les autorités sanitaires recommandent d’éviter les fromages au lait cru chez les enfants de moins de 5 ans. Pour eux, on choisit plutôt un camembert au lait pasteurisé.
Côté associations :
Le camembert adore les saveurs simples : pommes, poires, noix, miel, thym, pain de campagne. Pour une idée maline, ajoutez une touche de miel et quelques noix sur un camembert rôti : c’est simple, fondant et terriblement gourmand.
Côté origine :
La Graviera Naxou vient de Grèce, plus précisément de Naxos, une île des Cyclades. C’est l’un des fromages grecs les plus réputés, avec une AOP/PDO obtenue en 1996, ce qui protège son origine et sa méthode de fabrication.
Côté histoire :
La graviera est souvent considérée comme une sorte de “gruyère grec”. Elle se serait développée au début du XXᵉ siècle, inspirée des fromages de type gruyère, mais adaptée au terroir grec. À Naxos, elle est devenue une vraie spécialité locale grâce au lait des animaux élevés sur l’île et à la tradition fromagère des Cyclades.
Côté fabrication :
Contrairement à beaucoup de fromages grecs plutôt faits au lait de brebis ou de chèvre, la Graviera Naxou est principalement fabriquée avec du lait de vache. L’AOP prévoit au minimum 80 % de lait de vache, avec parfois jusqu’à 20 % de lait de brebis ou de chèvre. C’est un fromage à pâte dure, légèrement jaune, au goût doux, beurré, parfois un peu noisetté.
Côté saison :
On peut en trouver toute l’année, mais comme beaucoup de fromages, elle peut être particulièrement intéressante quand le lait est plus parfumé, notamment lorsque les animaux profitent davantage des pâturages. Son goût reste doux et gourmand, parfait pour ceux qui aiment les fromages savoureux mais pas trop forts.
Côté enfants :
La Graviera Naxou est un fromage assez doux, donc souvent facile à faire goûter aux enfants. Par prudence, pour les plus petits, on privilégie une version au lait pasteurisé et on évite les fromages au lait cru chez les enfants de moins de 5 ans.
Côté associations :
Elle se mange très bien nature, en petits morceaux, mais aussi râpée sur des pâtes, fondue dans un plat ou poêlée façon saganaki. Pour une association simple et maline : Graviera Naxou + miel + noix, ou avec des figues, du raisin, du pain grillé et un filet d’huile d’olive. C’est doux, grec, gourmand, et ça fonctionne très bien à l’apéritif.
Côté origine :
Le Parmigiano Reggiano vient d’Italie, principalement de la région d’Émilie-Romagne, autour de Parme, Reggio Emilia, Modène et Bologne, avec aussi une zone de production en Lombardie, du côté de Mantoue. C’est un fromage AOP/DOP très protégé : on ne peut pas appeler n’importe quel parmesan “Parmigiano Reggiano”.
Côté histoire :
Son histoire remonte presque à 1 000 ans. Il aurait été développé au Moyen Âge par des moines bénédictins et cisterciens, qui cherchaient un fromage capable de se conserver longtemps. Avec le temps, il est devenu l’un des symboles de la gastronomie italienne, apprécié pour son goût profond, fruité, salé et légèrement noisetté.
Côté fabrication :
Le Parmigiano Reggiano est fabriqué avec du lait cru de vache, du sel et de la présure, sans additifs ni conservateurs. C’est un fromage à pâte dure, affiné au minimum 12 mois, mais on le trouve souvent à 24, 30 ou 36 mois pour des goûts plus intenses. Plus il vieillit, plus il devient granuleux, puissant et riche en petits cristaux croquants.
Côté saison :
On en trouve toute l’année, mais son profil peut varier selon l’âge d’affinage. Un Parmigiano jeune sera plus doux et lacté ; un plus vieux sera plus intense, plus sec, plus profond. Pour une dégustation simple, un 24 mois est souvent un très bon équilibre.
Côté enfants :
Même s’il est fabriqué au lait cru, le Parmigiano Reggiano est un fromage à pâte pressée cuite et longuement affiné. Les recommandations françaises indiquent que les jeunes enfants doivent éviter les fromages au lait cru, sauf certains fromages à pâte pressée cuite comme le Comté, le Gruyère, l’Emmental ou le Beaufort. Par prudence, pour un enfant de moins de 5 ans, demandez conseil à un professionnel de santé ou privilégiez de petites quantités bien adaptées à son âge.
Côté associations :
Il est parfait râpé sur des pâtes, un risotto, une soupe ou une salade, mais aussi en copeaux à l’apéritif. Côté accord malin : essayez Parmigiano Reggiano + poire + noix + miel, ou avec quelques gouttes de vinaigre balsamique. C’est simple, italien, et ça fait toujours son effet.
Côté origine :
Le Queijo de Azeitão vient du Portugal, plus précisément de la région de Setúbal, au sud de Lisbonne. Il est notamment associé aux communes de Setúbal, Palmela et Sesimbra, près de la Serra da Arrábida. C’est l’un des fromages portugais les plus réputés, protégé par une AOP.
Côté histoire :
Son histoire remonte au XIXᵉ siècle. On raconte qu’un éleveur venu de Beira Baixa se serait installé près d’Azeitão avec ses brebis, en cherchant à recréer un fromage inspiré de la Serra da Estrela. Mais le terroir local, le lait et le savoir-faire de la région ont donné naissance à un fromage différent : plus petit, très crémeux, intense et aujourd’hui devenu une vraie spécialité portugaise.
Côté fabrication :
Le Queijo de Azeitão est fabriqué avec du lait cru de brebis. C’est un fromage à pâte semi-molle, avec un cœur très fondant, parfois presque coulant quand il est bien affiné. Sa grande particularité vient de l’utilisation de la fleur de cardon, une plante qui sert à faire cailler le lait. Cela lui donne un goût unique : crémeux, légèrement salé, avec une petite note végétale très reconnaissable.
Côté saison :
On peut en trouver une bonne partie de l’année, mais il est particulièrement intéressant au printemps, lorsque les brebis profitent davantage des pâturages et que le lait devient plus parfumé. Pour profiter pleinement de sa texture, il vaut mieux le sortir du réfrigérateur avant dégustation, afin qu’il retrouve son côté fondant.
Côté enfants :
Attention, c’est un fromage au lait cru de brebis. Par prudence, il est préférable d’éviter les fromages au lait cru chez les jeunes enfants, surtout avant 5 ans. Pour eux, mieux vaut choisir des fromages au lait pasteurisé, plus adaptés.
Côté associations :
Pour changer des accords classiques, servez le Queijo de Azeitão avec du pain grillé, une compotée de poivrons rouges, quelques amandes torréfiées ou une pointe de zeste d’orange. Son cœur fondant adore les saveurs méditerranéennes, douces et légèrement parfumées. Pour une idée maline : proposez-le à l’apéritif avec du pain croustillant, un peu de poivron confit et quelques feuilles de coriandre fraîche. C’est simple, original, et ça change vraiment du plateau de fromage habituel.
Côté origine :
Le Pule vient de Serbie, plus précisément de la réserve naturelle de Zasavica, en Voïvodine, à l’ouest de Belgrade. C’est un fromage très rare, souvent présenté comme l’un des fromages les plus chers du monde.
Côté histoire :
Ce fromage est né d’un projet assez unique autour des ânesses des Balkans. À Zasavica, des ânes ont été recueillis et élevés dans une démarche de préservation. Leur lait, très rare et difficile à produire en grande quantité, a ensuite été utilisé pour créer un fromage d’exception. Résultat : le Pule est devenu célèbre dans le monde entier pour sa rareté, son prix et son côté presque introuvable.
Côté fabrication :
Le Pule est fabriqué avec du lait d’ânesse des Balkans, souvent mélangé à du lait de chèvre. Certaines sources parlent d’un mélange d’environ 60 % de lait d’ânesse et 40 % de lait de chèvre. Sa fabrication est compliquée, car le lait d’ânesse est naturellement très pauvre en caséine, ce qui le rend difficile à transformer en fromage. Il faut donc beaucoup de lait, beaucoup de temps et un vrai savoir-faire.
Côté saison :
Ce n’est pas un fromage que l’on trouve facilement toute l’année. Sa disponibilité dépend surtout de la production de lait des ânesses, qui reste très limitée. Une ânesse produit beaucoup moins de lait qu’une vache, et il faut environ 25 litres de lait pour obtenir 1 kg de fromage, ce qui explique en grande partie son prix.
Côté enfants :
Comme c’est un fromage rare, artisanal et difficile à trouver, il vaut mieux rester prudent avec les jeunes enfants. Pour les moins de 5 ans, on évite par principe les fromages au lait cru ou très artisanaux, sauf avis médical. Ce fromage est plutôt une curiosité gastronomique pour adultes qu’un fromage du quotidien.
Côté associations :
Avec un fromage aussi rare, inutile d’en faire trop. Le mieux est de le servir très simplement, en petites bouchées, pour vraiment comprendre son goût. Pour une association originale : quelques gouttes d’huile d’olive très douce, un pain plat légèrement tiède et une pointe de poivre blanc. Pas besoin de surcharge : ici, c’est le fromage qui doit rester la star.
Pourquoi il est si cher ?
Son prix vient surtout de sa rareté. Les ânesses produisent très peu de lait, la traite est longue, le rendement est faible et la fabrication demande beaucoup de travail. C’est ce qui fait du Pule un fromage d’exception, parfois annoncé autour de 1 000 à 1 300 $ le kilo selon les sources et les disponibilités.
Côté origine :
La Mozzarella di Bufala Campana vient d’Italie, surtout de Campanie, dans le sud du pays. Sa zone AOP s’étend principalement autour de Caserte et Salerne, mais aussi dans certaines zones du Latium, des Pouilles et du Molise. C’est l’une des mozzarellas les plus réputées au monde, protégée par une appellation d’origine.
Côté histoire :
Son histoire est liée à l’arrivée des bufflonnes dans le sud de l’Italie et aux traditions fromagères locales. À l’origine, la mozzarella était produite près des lieux de traite, puis des espaces spécialisés, appelés bufalare, ont permis de mieux organiser la fabrication. Avec le temps, elle est devenue un symbole de la Campanie : fraîche, blanche, généreuse, et impossible à confondre avec une mozzarella ordinaire.
Côté fabrication :
La vraie Mozzarella di Bufala Campana AOP est fabriquée avec du lait frais de bufflonne, et non du lait de vache. C’est un fromage à pâte filée : le caillé est travaillé dans l’eau chaude jusqu’à devenir souple, puis il est formé en boules. Elle se reconnaît à sa couleur blanche, sa texture très moelleuse et son cœur juteux, qui libère un petit lait parfumé quand on la coupe.
Côté saison :
On en trouve toute l’année, mais elle est vraiment meilleure consommée très fraîche, idéalement peu de temps après sa fabrication. Le plus important, ce n’est pas tellement la saison : c’est la fraîcheur. Une bonne mozzarella di bufala doit être souple, lactée, légèrement acidulée, jamais sèche ni caoutchouteuse.
Côté enfants :
Pour les enfants, il faut surtout vérifier le lait utilisé. Si elle est au lait pasteurisé, elle peut être consommée plus facilement. Si elle est au lait cru, prudence : on évite les fromages au lait cru chez les jeunes enfants, surtout avant 5 ans. Le mieux est donc de bien lire l’étiquette.
Côté associations :
Bien sûr, elle adore la tomate et le basilic, mais on peut faire beaucoup plus original. Essayez-la avec des pêches rôties, un filet d’huile d’olive, quelques feuilles de menthe et une pointe de poivre noir. Son côté lacté et crémeux marche aussi très bien avec des courgettes grillées, du citron zesté ou même une touche de piment doux. Pour une idée maline : servez-la déchirée à la main sur une assiette tiède de légumes grillés, avec un peu de citron et d’huile d’olive. Simple, solaire, et beaucoup moins classique qu’une tomate-mozza.
Côté origine :
La Graviera Kritis vient de Grèce, plus précisément de Crète. C’est l’un des grands fromages crétois, protégé par une AOP depuis 1996. Sa production est liée au lait local de l’île, notamment dans les régions de La Canée, Réthymnon, Héraklion et Lassithi.
Côté histoire :
La graviera est souvent vue comme le “gruyère grec”, mais la version crétoise a vraiment sa propre identité. Sa production moderne se développe au début du XXᵉ siècle, et la Crète lui donne toute sa personnalité grâce à ses brebis et chèvres élevées sur une terre riche en herbes sauvages et en plantes aromatiques. Résultat : un fromage généreux, solaire, très ancré dans la cuisine crétoise.
Côté fabrication :
La Graviera Kritis est fabriquée principalement avec du lait de brebis, parfois mélangé avec un peu de lait de chèvre, jusqu’à 20 % maximum. C’est un fromage à pâte dure, affiné plusieurs mois, avec une texture ferme mais gourmande. Son goût est souvent doux, légèrement sucré, avec des notes de noisette, de beurre et parfois une petite touche plus corsée selon l’affinage.
Côté saison :
On peut en trouver toute l’année, mais elle est particulièrement intéressante quand le lait est plus parfumé, notamment lorsque les animaux profitent davantage des pâturages crétois. Plus elle est affinée, plus son goût devient profond et marqué.
Côté enfants :
C’est un fromage assez doux, donc facile à faire goûter aux enfants. Mais comme il peut être fabriqué au lait cru ou de manière artisanale, on reste prudent pour les plus jeunes. Avant 5 ans, mieux vaut privilégier des fromages au lait pasteurisé ou demander conseil si l’on n’est pas sûre.
Côté associations :
Pour éviter le classique miel-noix-fruits, essayez-la en version crétoise plus originale : Graviera Kritis râpée sur des courgettes grillées, avec un filet d’huile d’olive, un peu de citron, de la menthe fraîche et quelques graines de sésame. Elle est aussi excellente en saganaki, juste poêlée, avec une pointe de citron à la fin. Simple, chaud, doré, terriblement grec.
Côté origine :
La burrata vient d’Italie, plus précisément des Pouilles, dans le sud du pays. Elle est particulièrement associée à la région d’Andria, où l’on trouve d’ailleurs la Burrata di Andria IGP, protégée depuis 2016.
Côté histoire :
La burrata serait née au début du XXᵉ siècle, un peu par intelligence paysanne : l’idée était de ne rien gaspiller. On utilisait une enveloppe de pâte filée, proche de la mozzarella, pour enfermer un cœur très crémeux composé de crème et de filaments de fromage. Résultat : un fromage frais, généreux, presque spectaculaire quand on l’ouvre. Certaines histoires l’associent aussi à un épisode de neige dans les Pouilles, quand les producteurs cherchaient une façon de conserver et valoriser leur lait malgré les difficultés de transport.
Côté fabrication :
La burrata est un fromage frais à pâte filée. À l’extérieur, elle ressemble à une mozzarella ; à l’intérieur, elle cache un cœur de stracciatella, un mélange de crème et de filaments de mozzarella. Elle peut être fabriquée avec du lait de vache, le plus courant aujourd’hui, ou du lait de bufflonne, pour une version encore plus riche et crémeuse.
Côté saison :
On trouve de la burrata toute l’année, mais elle est particulièrement agréable au printemps et en été, quand on a envie de plats frais, solaires et simples. Le plus important reste sa fraîcheur : une bonne burrata doit être souple, lactée, crémeuse, jamais sèche ni caoutchouteuse. Elle se déguste idéalement rapidement après ouverture.
Côté enfants :
Pour les enfants, tout dépend du lait utilisé. Si la burrata est au lait pasteurisé, elle peut être consommée plus facilement. En revanche, les autorités sanitaires recommandent d’éviter les fromages au lait cru chez les enfants de moins de 5 ans. Le réflexe simple : vérifier l’étiquette avant de servir.
Côté associations :
Pour sortir de la classique tomate-basilic, la burrata est superbe avec des pêches rôties, un filet d’huile d’olive, un peu de menthe fraîche et du poivre noir. Elle fonctionne aussi très bien sur une tartine avec des tomates cerises confites, quelques pignons grillés et un zeste de citron. Pour une idée maline : servez-la au centre d’une grande assiette, entourée de légumes grillés tièdes. Le contraste entre le cœur froid et crémeux et les légumes chauds est juste incroyable.
Côté origine :
Le Comté vient de France, plus précisément du massif du Jura, en Franche-Comté. C’est l’un des grands fromages français, protégé par une AOP, et fabriqué dans une zone qui s’étend principalement sur le Jura, le Doubs et une partie de l’Ain.
Côté histoire :
Le Comté est né d’une vraie logique de montagne. Autrefois, dans les villages jurassiens, les familles mettaient leur lait en commun dans des ateliers appelés fruitières pour fabriquer de grandes meules capables de se conserver longtemps. C’était une façon intelligente de valoriser le lait en altitude, surtout dans les régions où l’hiver pouvait être long et difficile.
Côté fabrication :
Le Comté est fabriqué avec du lait cru de vache, principalement issu de races comme la Montbéliarde et la Simmental française. C’est un fromage à pâte pressée cuite, affiné au minimum plusieurs mois. Plus il vieillit, plus son goût devient intense : jeune, il est doux et lacté ; plus affiné, il développe des notes de noisette, de beurre, de fruits secs, parfois même de bouillon ou d’épices.
Côté saison :
On trouve du Comté toute l’année, mais son goût change selon la saison du lait et la durée d’affinage. Un Comté d’été, quand les vaches pâturent dans les prairies fleuries, peut être plus aromatique et plus fruité. Un Comté d’hiver sera souvent plus doux, plus rond, parfois un peu plus lacté.
Côté enfants :
Même s’il est fabriqué au lait cru, le Comté fait partie des fromages à pâte pressée cuite, beaucoup plus sûrs que les fromages au lait cru à pâte molle. Il peut donc être proposé aux enfants, en petites quantités adaptées à leur âge, surtout s’il est bien affiné. Pour les tout-petits, mieux vaut toujours demander conseil si l’on a un doute.
Côté associations :
Pour changer du classique pain-fromage, essayez le Comté en copeaux sur une courge rôtie, avec un peu de sauge, du poivre noir et un filet d’huile d’olive. Il est aussi excellent avec des champignons poêlés, une tarte aux oignons, ou même râpé sur une soupe bien chaude. Pour une idée maline : faites fondre quelques lamelles de Comté sur des pommes de terre écrasées avec ciboulette et poivre. Simple, réconfortant, et vraiment gourmand.
Côté origine :
Le Reblochon vient de France, plus précisément des Alpes, entre la Savoie et la Haute-Savoie. C’est un fromage emblématique de montagne, protégé par une AOP, très associé aux vallées savoyardes et aux fermes d’altitude.
Côté histoire :
Son nom viendrait du mot savoyard “reblocher”, qui signifie “traire une deuxième fois”. Autrefois, les paysans devaient payer une redevance selon la quantité de lait produite. Pour en garder un peu, ils faisaient une première traite incomplète, puis repassaient discrètement après le contrôle pour récupérer un lait plus riche et plus crémeux. C’est avec ce lait très gras que serait né le Reblochon. Une histoire un peu rusée, mais très gourmande.
Côté fabrication :
Le Reblochon est fabriqué avec du lait cru de vache, principalement issu de races montagnardes comme l’Abondance, la Tarine ou la Montbéliarde. C’est un fromage à pâte pressée non cuite et à croûte lavée, avec une texture souple, fondante et très crémeuse. Son goût est doux, lacté, légèrement noisetté, avec ce parfum de cave et de montagne qui le rend unique.
Côté saison :
On en trouve toute l’année, mais il est souvent particulièrement intéressant au printemps et en été, quand les vaches pâturent en montagne et que le lait prend plus d’arômes. En hiver, il reste évidemment incontournable, surtout dans les plats chauds comme la tartiflette.
Côté enfants :
Le Reblochon traditionnel est au lait cru, donc par prudence, on évite d’en donner aux jeunes enfants, surtout avant 5 ans. Pour eux, il vaut mieux choisir un fromage au lait pasteurisé ou demander conseil en cas de doute.
Côté associations :
Bien sûr, on pense tout de suite à la tartiflette, mais le Reblochon peut être beaucoup plus subtil. Essayez-le fondu sur une tartine de pain de campagne avec des oignons caramélisés, ou avec des pommes de terre rôties, du thym et une pointe de poivre noir. Pour une idée plus originale : servez-le tiède avec une compotée d’échalotes et quelques noisettes grillées. C’est fondant, montagnard, et beaucoup plus élégant qu’on ne l’imagine.
Côté origine :
Le Pecorino Toscano vient d’Italie, plus précisément de Toscane. C’est un fromage très lié aux paysages toscans, aux collines, aux pâturages et à cette cuisine italienne simple mais pleine de caractère. Il bénéficie d’une AOP/DOP, ce qui protège son origine et son savoir-faire.
Côté histoire :
Le Pecorino Toscano est l’un des fromages les plus anciens d’Italie. Déjà à l’époque étrusque et romaine, les fromages de brebis étaient très présents dans l’alimentation. En Toscane, il est devenu au fil du temps un fromage de tradition, à la fois paysan, raffiné et profondément ancré dans la culture locale.
Côté fabrication :
Le Pecorino Toscano est fabriqué avec du lait de brebis. Contrairement à certains pecorinos très puissants et très salés, celui-ci est souvent plus doux, plus rond, plus délicat. Jeune, il est tendre et lacté ; plus affiné, il devient plus ferme, plus intense, avec des notes de noisette, de beurre et parfois une petite touche herbacée.
Côté saison :
On peut en trouver toute l’année, mais il est particulièrement intéressant au printemps, quand le lait de brebis est plus parfumé grâce aux pâturages. Selon son affinage, il peut se déguster frais, semi-affiné ou plus sec, avec des goûts très différents.
Côté enfants :
Comme toujours, il faut vérifier s’il est au lait cru ou au lait pasteurisé. Pour les jeunes enfants, surtout avant 5 ans, on évite les fromages au lait cru par prudence. Une version pasteurisée et douce peut être plus adaptée, en petite quantité.
Côté associations :
Pour changer des accords trop classiques, essayez le Pecorino Toscano avec des tomates confites, un peu de romarin, quelques amandes grillées ou même une touche de confit d’oignon rouge. Il est aussi délicieux râpé sur des légumes rôtis ou en copeaux sur une salade de roquette. Pour une idée maline : servez-le avec des tranches de pain grillé, de l’huile d’olive et quelques tomates séchées. Simple, toscan, et très gourmand.
Côté origine :
La scamorza vient d’Italie, surtout du sud du pays, notamment des régions comme les Pouilles, la Campanie, le Molise et les Abruzzes. C’est un fromage très typique de la cuisine italienne familiale, moins connu que la mozzarella, mais vraiment intéressant à découvrir.
Côté histoire :
Son nom viendrait du verbe italien scamozzare, qui signifie “couper” ou “ôter une partie”. Cela ferait référence à sa forme particulière : une boule resserrée par une ficelle, comme si le fromage avait une petite “tête”. Traditionnellement, on la suspend pour l’égoutter et l’affiner, ce qui lui donne cette silhouette reconnaissable.
Côté fabrication :
La scamorza est généralement fabriquée avec du lait de vache, même s’il existe aussi des versions au lait de bufflonne. C’est un fromage à pâte filée, comme la mozzarella, mais plus ferme et plus sec. Elle peut être nature, douce et lactée, ou fumée, avec un goût beaucoup plus marqué, légèrement boisé et très gourmand.
Côté saison :
On trouve de la scamorza toute l’année. Elle n’a pas vraiment une saison précise, mais elle est parfaite quand on veut cuisiner un fromage qui fond bien sans rendre trop d’eau. Elle est idéale en automne-hiver dans les plats chauds, mais aussi en été grillée ou poêlée.
Côté enfants :
La scamorza est souvent assez douce, surtout en version nature, donc elle peut plaire aux enfants. Il faut simplement vérifier si elle est au lait pasteurisé ou au lait cru. Pour les jeunes enfants, surtout avant 5 ans, on privilégie par prudence les fromages au lait pasteurisé.
Côté associations :
Pour changer des accords classiques, la scamorza est superbe avec des aubergines grillées, des poivrons rôtis, une touche d’origan ou quelques tomates confites. La version fumée fonctionne très bien avec des pommes de terre, des champignons ou même dans un croque italien. Pour une idée maline : faites-la légèrement griller à la poêle avec des légumes rôtis et un filet d’huile d’olive. Elle fond, elle dore, et elle apporte tout de suite ce goût italien ultra réconfortant.
